Top articles
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Temps de latence
* L’aventure marche au pas De ma porte, Plante ses piquets dans l’aorte, Voisine au palier de douleur. Sa contemplation demeure l’attente Dans le chœur de son temple : Une maison vivante aux mille yeux. *
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Féconditemps
* Entends le sable Hurler L’infirmité De son infinité. L’océan se remue, l’humanité se mue. Chacun Chaque un, Unique et similaire, Fabrique en grand secret la couleur bleue des grès : Pigment vivant. Dans chaque grain un noyau séquestre le cri. Seule...
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L'ombre ou la proie
* L’eau reflète le ciel et la rive assombrie La même mais une autre, Plus belle dans le fond Que ce que la main prend. *
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Je ris
Je ris Pour M’extirper Comme on saigne un serpent Me vider de son froid. Je ris Pour exister Ivre d’espace Ivre de vent Je Temps Mes bras An Couronne Cette terre est une fève Je la tiens entre mes dents Uni-e-s Seul-e-s
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Corps électoral
« Je suis le maire, on fait ce que je dis. Si je dis on construit la salle municipale sur l’ancien marae, on construit. » Si tôt dit, si tôt fait. Depuis, le maire a perdu des voix et la parole.
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Liniment
J’absorbe mon vide. Je l’extrais, Je l’octroie, Et je le torréfie. C’est mon extrême onction, L’onguent de mes nuits, L’agent Jambes longues Alanguies. L’huile de mon vide, Je la bois M’en délie. Lampe tempête, mon délit Fut de brûler Au chevet de ma...
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La rose et le marteau
Fondateur, je bâtis Jour après jour des ruines. J inscris mon court passage Dans la craie de mes mots. Individu, je gis Dans le sang de mes pairs. Les écrits passeront, Les pierres tomberont, Les enfants resteront.
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Collage
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Je rêve donc je suis
La différence entre les romantiques et les réalistes est que les premiers sont conscients de leurs rêves.
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Alluvion
Alluvion Illusion Allusion du limon Je vis, je suis le lit D’aujourd’hui De demain Rien.
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Si loin si proche
L'intimité File File Son bonnet de Lune Pleine Son tricot de Nuit Saigne Aux noces de Laine
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A l'ourlet
* Tout contrôler dans un coco Un cocon dense et décoré S’initier graine à décoction A l’abri Se nourrir De son monde *
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Astre âme 21 grammes
L'allée de houx se couche au simple passé des comètes A l'encensoir balancé au son des lunes sombres J'éclate, pépins des citrons, rosée sapide en étoile Mes branches s'étendent tout autour Vénus !
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Carpe noctem
* Ombre de fille sous l'arche rouge Le soleil a fini son tour Tombe d'ennui La nuit découpe de fer Son casque Ses cheveux déferlent Gris L'odeur des cieux L'enlace nue S'enroule aux poignets Barbelés infinis La vieille ombre rit *
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Crayon de papier
* Décalcification, craie des corps Je fuis à l’intérieur Je deviens anti-matière J’ai tant griffonné Des carnets entiers L’inertie du silence occulte tous les mots *
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meteo.nc
Eole a beau fixer de ces cieux bleus les bars pleurent et cotonnent
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Baker street
* J’ai craqué Pour un moka Un en-cas Au chocolat Cannelé arc-beauté Souffle court cacaoté Métissé orge et vanille Des pupilles à croquer Acoquinent les papilles A l’écart des caféiers *
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Mots décroisés
Le verbe vivre grimpe vertical Réglisse enroulé Quand les cieux Poussent sombres
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Fous el Fuego !
J'aurais dû prendre de l'essence Fermer le capot du cerveau et y mettre de feu J'aurais dû : sanction de ceux qui sous-vivent au lieu de se gaspiller, de ceux qui font de l'ambre au lieu de se consumer Tu ne feras des cendres que si tu as vécu Extrais-toi...
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Des mots sourds
Semble semble Tremble tremble Les langues vacillent S’étendent puis s’étreignent Sifflent puis s’éteignent On y croyait Serments On y cachait Serpents