Brisbane et environs

Publié le par andre-guidici

A perte de vue, l’océan, le désert, l’antarctique… Autant d’espaces soufflés d’immensité, ciselés par les éléments naturels. L’humain se sent bien seul et petit dans un tel contexte. L’ancrage historique semble aussi très mince, les aborigènes…  Les aborigènes ? Je n’ai pas vu l’ombre d’un aborigène sur cette côte...

 

 

Surfers paradise semble ainsi flotter dans l’espace et dans le temps : un espace creux rempli à grand renfort de parcs d’attraction en tout genre et d’immeubles de verre dont la verticalité tente de s’imposer à l’immortalité horizontale de l’océan. Si vous êtes ivres d’espace et d’air, vous trouverez plutôt des aires d’espaces commerciaux.

 

 

 

 

 

Jamais les efforts humains pour surpasser la nature n’ont paru aussi dérisoires et dénués de sens. Aux alentours, des parcs pavillonnaires grillagés semblent surtout protéger les habitants du néant environnant. Paradise aseptisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Brisbane est une ville assez attirante, qui bouge bien, vive, colorée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bris du passé

 

 

 

 

 

 

Bannière étoilée

 

 

 

 

 

 

Des bruits s’étiolent

 

 

 

 

 

 

Brouhaha des abribus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Aux alentours, la nature ne paraît pas se préoccuper de toutes ces vaines activités humaines, elle resplendit comme au Mont Tamborine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus au nord se trouve Noosa. Tournée vers la nature mais résolument plus huppée que Surfers, Noosa n’a, semble-t-il, que des qualités : la plage sertie de rochers est caressée par des rouleaux longs aisément surfables par les débutantes (moi par exemple), la falaise qui surplombe présente un joli chemin, la bourgade est pleine de charme.

Restaurants et bars (et multiples boutiques évidemment) animent le tout. Un ferry à l’ancienne dessert la ville grâce à la rivière sur laquelle batifolent les pélicans.

Un endroit de rêve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’intérieur des terres, sans parler d’outback puisque l’on n’est qu’à 3 heures de route de Brsibane, se trouvent des paysages magnifiques baignés le soir d’une lumière dorée assez inimaginable. Au cœur de la Granite belt ( http://www.granitebelt.com.au/ ), on peut déguster la vie : vignobles et art culinaire au sein d’une nature préservée.

 

 

 

 

 

Les ballades dans le Girraween park aux insolites pierres géantes sont impressionnantes et méritent le détour.

 

 

 

 

 

 

Gold Coast, Sunshine Coast, Granite Belt : un voyage surprenant et déstabilisant mais il est bien normal qu’un pays de la taille d’un continent offre des paramètres nouveaux à notre réflexion. L’Australie m’a paru au cours de ce périple parfois bien vide. On peut parcourir des kilomètres sans croiser un véhicule, sans voir âme qui vive à perte de vue ! Pourtant dans l’arrière-pays de Brisbane le climat n’est pas hostile, les terres sont fertiles mais l’immensité forme une certaine solitude que viennent briser les kangourous traversant la route de temps en temps…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Textes et photographies © Evelyne André-Guidici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans carnet de route

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