| Novembre 2009 | ||||||||||
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Lambre portée de fleurs berce sous la chaleur,
Dore la chevelure
Cliquetis de soleil,
Cest lheure du tocsin
Du toucan perce-oreille,
Laile bat au rayon.
Les ombres des oiseaux, crêtes blanches et drues
Font frémir les manguiers sertis de lianes bleues,
Inondent de sarments les mondes qui sécoulent
Aux tropiques du temps.
Parenthèse en suspens.
Si je suis
Hors de moi,
Jexiste.
Lextérieur me nourrit de lécorce au noyau
Et la périphérie mûrit sous les regards
Des autres.
La propension aux basses
Pressions
Me plie et me retourne.
Coriolis esseulé, je tourbillonne court.
Légocentre est un il qui souvre sur lui-même
Et grossit.
Les énergies se plient sous le fléau dun vent
Il souffle de lorbite où tourne une fillette
Ella attend dans le calme
Dun typhon cérébral
Un signal en spirale
Une tige spinale
Sentortille
A faire mal.
Solitude cyclonique.

Elle
Entend le silence
Silence des plis :
Rires denfants,
Terne dépit.
Enlacement,
Pleurs dinfamie,
« Peut-on à présent changer lEcriture,
Recouvrir de blanc les traces dhier,
Oublier le temps qui coule au milieu
Au milieu des vies ? »
Elle
Rêverait la paix
Paix des rides belles !
Papillons fériés,
Chômées hirondelles !
Elle
Tente lamnistie
Lamnistie du vide :
Factice oubli.
« Les sillons de vie sont irréversibles. »
Sous la peau, le derme,
Sous lui est lesprit :
A fleur de cuir
Même terni.
Dissimuler, sinuer, insinuer.
Sous lhélice sociale se brise la violence,
Je laisse à la surface un sillon hypocrite.
Dissimuler, sinuer, insinuer.
Le nerf lancine gentiment. Très peu, cest très superficiel,
Comme une stimulation. Elle donne
Envie
De dents qui claquent. Craquent.
Lécluse rompt soudain sous le poids de leau sale
Jexpulse le pantin et son faciès hilare.
Sous limpact, mon visage de feu. Intact.
Une onde de colère émane puis consume un à un les doublons de papier,
Pétris de contractions.
Leurs cicatrices muent, sécartent pour enfin
Divulguer le brasier
Sous le sable.
Révélation de lave.
Dites-moi tout