poésie

Mercredi 4 mai 2005

 


 

 

 

L’ambre portée de fleurs berce sous la chaleur,
Dore la chevelure…
Cliquetis de soleil,
C’est l’heure du tocsin
Du toucan perce-oreille,
L’aile bat au rayon.


Les ombres des oiseaux, crêtes blanches et drues
Font frémir les manguiers sertis de lianes bleues,
Inondent de sarments les mondes qui s’écoulent
Aux tropiques du temps.


Parenthèse en suspens.

Par evelyne andre-guidici
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Vendredi 6 mai 2005

Si je suis

Hors de moi,

J’existe.

L’extérieur me nourrit de l’écorce au noyau

Et la périphérie mûrit sous les regards

Des autres.

 

La propension aux basses

Pressions

Me plie et me retourne.

Coriolis esseulé, je tourbillonne court.

 

L’égocentre est un œil qui s’ouvre sur lui-même

Et grossit.

 

Les énergies se plient sous le fléau d’un vent

Il souffle de l’orbite où tourne une fillette

Ella attend dans le calme

D’un typhon cérébral

Un signal en spirale

Une tige spinale

S’entortille

A faire mal.

 

Solitude cyclonique.

 

Par andre-guidici
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Samedi 7 mai 2005

Par andre-guidici
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Dimanche 8 mai 2005

 

Elle

Entend le silence

Silence des plis :

Rires d’enfants,

Terne dépit.

Enlacement,

Pleurs d’infamie,

 

« Peut-on à présent changer l’Ecriture,

Recouvrir de blanc les traces d’hier,

Oublier le temps qui coule au milieu

Au milieu des vies ? »

 

Elle

Rêverait la paix

Paix des rides belles !

Papillons fériés,

Chômées hirondelles !

 

« Il ne vous reste plus que 5 novembres et 17 heures »

 

Elle

Tente l’amnistie

L’amnistie du vide :

Factice oubli.

 

« Les sillons de vie sont irréversibles. »

 

Sous la peau, le derme,

Sous lui est l’esprit :

 A fleur de cuir

Même terni.

Par andre-guidici
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Mardi 10 mai 2005

 

 

Dissimuler, sinuer, insinuer.

Sous l’hélice sociale se brise la violence,

Je laisse à la surface un sillon hypocrite.

Dissimuler, sinuer, insinuer.

Le nerf lancine gentiment. Très peu, c’est très superficiel,

Comme une stimulation. Elle donne

Envie

De dents qui claquent. Craquent.

 

L’écluse rompt soudain sous le poids de l’eau sale

J’expulse le pantin et son faciès hilare.

Sous l’impact, mon visage de feu. Intact.

Une onde de colère  émane puis consume un à un les doublons de papier,

Pétris de contractions.

Leurs cicatrices muent, s’écartent pour enfin

Divulguer le brasier

Sous le sable.

 

Révélation de lave.

 

Par andre-guidici
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