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Lundi 16 avril 2007

*

Un cavalier

 

S’aiguillonne au présent

 

Comme

 

Les vagues se creusent

 

Sous l’éperon du vent

 

 

Un cavalier

 

Aime embrasser l’impermanence

 

Chaste

 

Baiser sur le front

 

De mer

*

 


Par andre-guidici - Publié dans : poésie
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Vendredi 13 avril 2007



La colonie doit frapper l'élite
Marcher au collet de ses erreurs
Le combat fait tomber
Une à une
Les faiblesses

Acides
Extrêmes

La colonie doit frapper l'élite
Rendre l'humain à l'homme
Simplement réjoui
Et de l'air
Et de l'eau
Et de soi
Par andre-guidici - Publié dans : poésie
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Mercredi 11 avril 2007
-Je veux plus te voir ! s’écria Toinette en éclatant un bocal de confiture sur le carrelage.
- La confiture de maman ! s’offusqua Thierry.
- Tiens, justement parlons-en de ta mère, de ton enfance aux petits pains beurrés et au chocolat chaud ! Ca vous a dorloté, ça vous a bercé à la lavande et au lilas, ça vous a laqué des souliers, épouillé, bichonné… Et te voilà ! Grande andouille ! Incapable !
Thierry prit un air de victime, le regard placide, les épaules avachies. Sa carrure en clou et ses yeux naturellement délavés lui permettaient de jouer les martyrs de façon grandiloquente.
- Voyons chérie, que puis-je pour te faire plaisir ?
- Voyons chérie, que puis-je pour te faire plaisir ? singea Toinette en levant les yeux au ciel. Mais bon dieu ! Sois un homme et pour une fois fais vraiment ce dont tu as envie !
- Oui, mais, objecta-t-il d’un ton mêlé de crainte, si j’agis ainsi… N’est-ce pas encore t’obéir ?
Elle le toisa comme s’il était un cloporte, il lui sourit d’un air soumis.
- Bon, j’ai compris ! déclara Toinette en enlevant son tablier. Je fais le deuil de notre couple.
Elle allait partir mais il la retint de ses deux mains.
- Je t’en prie, ne prends pas la fuite ! Buvons un dernier thé ensemble. Je vais faire chauffer l’eau.
Toinette s’assit vaincue par ce regard implorant : « notre dernier thé, hum ? ».
Thierry prit la théière et sortit les tasses. Il alla dans la réserve car il n’y avait plus de thé. Curieusement, il se rendit à la cave, Toinette entendit nettement l’escalier grincer. Il revint d’un air joyeux, versa le thé et l’eau, laissa infuser. Puis il se servit. Puis il la servit dans sa tasse préférée sur laquelle une banane riait aux éclats.
Lorsqu’elle porta la tasse à ses lèvres, Toinette sentit immédiatement un parfum désagréable. Elle recula le breuvage. Bon sang, ça lui rappelait un animal… Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Elle fit mine de goûter pour mieux humer. Thierry suivait ses gestes d’un regard brillant.
Cela sentait… Le rat ! Oh bon sang, c’était cela ! Cela sentait le rat crevé ! Thierry lui souriait, sûr de lui. Toinette le dévisagea avec stupeur. Depuis de longues années il ne lui était pas apparu aussi beau, confiant, viril, simplement lui-même tel qu’elle l’avait connue. Il lui tint le bras : « Bois ton thé avant qu’il ne refroidisse, ma chérie ». Sa main était chaude et des sensations enfouies, oubliées parcoururent Toinette.
Alors, reconnaissante de cet amour retrouvé, Toinette but son thé jusqu’à la dernière goutte.
Par andre-guidici - Publié dans : nouvelle
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Vendredi 6 avril 2007
*

Mon coeur bat aux lèvres
rieuses
grandit dans les enfants
les enfants me portent
sous une robe cloche.



*
Par andre-guidici - Publié dans : poésie
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Mercredi 28 mars 2007

Plus que jamais le monde a besoin de gratuité dans le geste et de don :

 

 

la poésie est généreuse.

 

 

 

 

Mais que penser des "prix de poésie" avec des "diplômes" ? Des personnes se présentant comme "poète" en alignant leurs décorations comme autant de croix de guerre ou de légions d'honneur ? De ces marchés de la poésie, où l'on vend les recueils comme des poireaux ? De ces offres promotionnelles type "treize à la douzaine" ?

 

 

Poètes, ne vous vendez pas au plus offrant, offrez aux plus nécessiteux.

 

 

 

 

Publiez vous-même, déposez la poésie partout : dans les bars, dans les abribus, dans la rue, à la craie sur les trottoirs, affichez-la en 4 par 3, récitez-la au téléphone, rendez-la vivante !

 

 

 

 

Ouvrez les barreaux des livres, dépecez les pseudo-académiciens qui veulent la laisser s'empoussiérer dans une cage dorée.

 

 

         Poètes, jetez la poésie dans la rue : elle ne craint pas la saleté ni les trottoirs, elle s'amuse de la nuit et des ambiances avinées, elle aime à trainailler au fond des pensées, se perdre au lit, rêvasser dans un coin, faire rêver les yeux de tout un chacun.

 

 

 

 

Parce qu'elle ne vit que dans le regard des autres.

 

 

 

 

Par andre-guidici - Publié dans : réflexion
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